C’était en 1991… les abattoirs départementaux viennent de fermer. La jeune culture chalonnaise cherche un espace de répétition. Chalon se doit d’offrir un lieu d’expression à l’autre culture, musiques amplifiées, arts émergents, et bien sûr Arts de la Rue. La volonté, pour la Municipalité, d’offrir aux chalonnais une culture accessible, ouverte, participative, permet à l’événement ponctuel « Chalon dans la Rue » de prendre son envol sur ce lieu permanent.
L’Abattoir devient le premier lieu pilote d’accueil et de résidence ouvert aux artistes de la Rue.
Depuis, la Ville a accueilli à L’Abattoir près de 150 compagnies en création et dévoilé de nombreux jeunes talents liés à l’Art Urbain : plasticiens, musiciens, danseurs, photographes, vidéastes, peintres, comédiens. Le public vient maintenant en famille assister aux présentations des fins de résidence, à L’Abattoir ou dans les quartiers : les « Chantiers ».
Au fil des Saisons, L’Abattoir a su s’affirmer, se confirmer. Il est l’outil indispensable à la création.
En février 2005, à Marseille, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture, lance le Temps des Arts de la Rue et labellise 9 structures en France : « Centre National des arts de la rue ».
Le parapluie à Aurillac,
L’Abattoir à Chalon-sur-Saône,
L’atelier 231 à Sotteville lès Rouen,
L’avant-scène à Cognac,
Le fourneau à Brest,
Le citron jaune à Port-Saint-Louis-du-Rhône,
Le moulin fondu à Noisy-le-Sec,
La paperie à Angers et
Pronomade(s) en Haute-Garonne (à Encausse les Thermes).
Les CNAR ont pour missions :
•le soutien à la création dans le domaine des arts de la rue (aide à la création, soutien au projet, accueil en résidence, commande d’écriture…),
•la rencontre entre démarches artistiques, populations et territoires avec la mise en place de saisons des arts de la rue et de résidences de diffusion, et
•la promotion de ce secteur par la mise en réseau de structures spécialisées et généralistes (scènes nationales, conventionnées, CDN…).
"On désigne communément par le terme "arts de la rue" les spectacles ou les événements artististiques donnés à voir hors des lieux pré-affectés : théâtres, salles de concert, musées...
Dans la rue, donc, sur les places ou les berges d'un fleuve, dans une gare ou un port et aussi bien dans une friche industrielle ou un immeuble en construction, voire les coulisses d'un théâtre. De la prouesse solitaire à la scénographie monumentale, de la déambulation au dispositif provisoire, de la parodie contestataire à l'événement merveilleux, les formes et les enjeux sont variés, les disciplines artistiques s'y côtoient et s'y mêlent."
Extrait d'un article de Sylvie Clidière paru dans le Goliath, guide annuaire 2005-2006 des arts de la rue et des arts de la piste, HorsLesMurs, mars 2005.